- De David :
Et l'EMA, sur quoi joue cette gamme de vitesse exactement ? Capacité à tenir longtemps un %age de VMA ? Mais si je ne fais mon EMA qu'à 80% au lieu de 90%, quelles sont les répercussions ? Et comment conserver les bénefs de l'EMA, à quelle fréquence les séances ?
- Et Fred :
quelqu'un pourrait-il me donner des exemples de séances EMA selon l'épreuve préparée SVP car j'avoue ne pas tout saisir entre la VS marathon, semi ou 10 et l'EMA à 80 % à 85 % et à 90% de VMA.
quel type d'EMA pour un 100 ou un 24H....?
on fait des fractions en EMA ou on fait d'un seul trait...????
J'ai décidé d'ouvrir un fil sur ce sujet. Il pourra servir de références pour les questions récurrentes sur le sujet.
Un peu d'histoire ..
C'est vrai que le terme, peu usité dans le langage coureur, mérite quelques précisions.
Je ne vais pas prétendre l'avoir inventé car le docteur de Mondenard en parle quelque fois et Peronnet dans son ouvrage de référence " le marathon" sans parler d'EMA a largement vulgarisé le concept d'Endurance Aérobie. Mais je trouve que ce terme donne une cohérence à l'entraînement.
L'EMA est le pendant de la VMA. Elle représente la puissance du système aérobie et l'autre l'endurance, sans quoi rien ne pourrait fonctionner. Il s'agit de la capacité à utiliser un certain pourcentage de cette puissance en fonction du temps.
Même combat
Les questions qui se posent pour l'EMA doivent se poser pour la VMA. Or, se les posent-on ?
Faire de la VMA à 95 ou 105% n'a pas la même incidence sur le système
A 105 on développe. A 95 on entretient.
Pourquoi cette différence ? Car on doit différencier préparation générale et préparation spécifique
Le principe est donc le même pour l'EMA :
A 90 on développe. A 80 on entretient. (ça doit répondre à David
Quelle EMA pour quelle distance ?
Encore une fois, comme la VMA, il faut savoir que dans une préparation 100km ou 24h des pourcentages proches de 80% sont conseillés. Sur marathon on se rapproche de 85 et en deçà, on va vers 90.
C'est une des raisons pour laquelle cette notion de seuil ne me convient pas (en plus du fait que le seuil ne se développe que dans les ultimes semaines en raison de sa réactivité aux sollicitations) car elle est censée ne représenter qu'une seule allure (statistiquement à 4 mmol de lactatémie)
Quelle EMA pour quel coureur ?
Voilà une question essentielle et pourtant souvent oubliée.
Mais elle transparait dans vos échanges sur ce forum.
La difficulté évoquée par certains de pouvoir soutenir des pourcentages qui paraissent élevés sur des durées qui ne le sont pas moins.
Un coureur endurant profil ultra trail, 24h aura des difficultés à approcher les 85-90 alors qu'un marathonien-cent bornard pur jus se frisera les moustaches
C'est en forgeant...
Et n'oublions au pas pour clore cette démonstration que cela est d'autant renforcé que vous n'avez pas l'habitude de pratiquer ce genre d'intensité et d'en maitriser les paramètres de montée en charge
Komenkonfé ?
Pour répondre plus précisément à Tot voici quelques éléments que j'ai formalisé ici
Ne viennent elles pas corriger notre dieselisation
